ou….. Du bon usage des
grains des Sables d'Olonne
Les sables… d’Olonne, immarcescibles, les grains du sable, heureusement.
L’usage tel que nous le connaissons : lit douillet pour la sieste, anti-chambre du bain ou terrain de jeux pour les plus courageux, est récent – 1850 .
Avant la plage c’était la grève… elle était réservée aux travailleurs de la mer et aucun n’était syndiqué !
Sur la grève, les activités anciennes n’étaient pas folichonnes mais saisonnières : pêche à pied, ramassage des goémons (mis à sécher ils étaient ensuite brûlés pour produire la soude qui servait à la verrerie, cette dernière opération produisait une fumée infecte qui se répandait ou sur la mer ou sur la ville…) ou ramassage des bois flottés, réparation et séchage des filets, réparation des cordages.
Utiliser la grève pour travailler ?
Une gageure !
Ce n’était pas facile, il fallait contourner des carcasses de bateaux, des gravats, des cadavres d’animaux, des tripailles de poissons, des amoncellements de coquilles et d’autres immondices tout aussi poétiques et parfumés (exotiques aussi en 1745 une prodigieuse quantité de "canne à sucre qui aurait pu à peine contenir dans un vaisseau de 1000 tonneaux" est restée sur le rivage pendant 2 mois.)
Le travail était pénible et peu rentable.
La plage qu’on appelait la grève, était un grand dépotoir.
La plage étant la grève, la mer n’inspirant que la terreur, le front de mer était un terrain vague….et vaguement délimité et sans titre de propriété, l’histoire peut commencer.
Entre la mer et la « ville historique » il y avait : la grève, le remblai et le terrain vague, c’est-à-dire une première ligne de dunes mal aplanies (qui servait en même temps de dépotoir bis et de plateau de travail bis pour les cordiers), une deuxième ligne de dunes sur le versant Nord de laquelle, jusqu’à la hauteur de la rue Travot actuelle, se regroupaient les maisons des authentiques sablais (ceux qui ont dans la poitrine, deux cœurs bien rouges, surmontés d’une couronne, surmontée d’une croix) ...indigènes et indigents pour une bonne part d’entre eux….
Quant au « berceau de la cité », les habitations se répartissaient le long des deux rues : la rue basse et la rue haute, parallèles au chenal.
L’urbanisation était cantonnée aux zones les plus proches des lieux d’échouage et d’accostage, les plus facilement accessibles (intérêts des pêcheurs comme des armateurs) qui étaient également les endroits les mieux protégés des calamités naturelles telles que vents forts et humides, embruns, ensablements, inondations…(pas toujours), indigènes, indigents, matelots et pas ballots.
On ne me croit pas ?
La preuve par le plan de 1824 irréfutable, qui montre l’occupation du « front de mer » par seulement : les prisonniers, les morts…et les places… ou les Places ?
NB : le petit portillon dans le mur du remblai au
niveau de la Place Navarin ou Place du Moulin : il s’agissait d’un passage
souterrain qui donnait accès à la
plage, cette potence a été vue en 1925 lors
de travaux de remblai justement.
Les prisonniers de la nouvelle ou de l’ ancienne prison (sise derrière la place Navarin actuelle dite prison du Minage) même punition : cellule avec vue …. et pour la petite promenade hygiénique, les jardins de la prison en front de mer...
Les morts pour leur repos éternel, assez court quand même, 3 ans environ pour un repos éternel… le front de mer.
Les places ou espaces publics constitués de dunes mal aplanies, étaient en front de mer.
Le cimetière
était à côté de la prison, d’où le petit avantage pendant la terreur, quand les
instances municipales ont fait disposer la guillotine – de fabrication locale
oui Madame c’est Monsieur NOBIRON menuisier qui a fait la première ! aussi
en front de mer – plus ou moins au
niveau de la base de mer actuelle… Un tout petit voyage sur terre, avant le
grand voyage vers le ciel et ensuite… l’afflux de sang, emporté par le reflux
de l’océan … les horreurs mélangées en quelque sorte.
Malgré cet environnement désastreux un attrait point pour les marches saines sur la grève : c’est dans l’air du temps grâce aux Anglais et très pratiqué par les romantiques… alors en avant marche ! Et insidieusement on s’habitue, on marche toujours plus près et un beau jour on mettra son pied dedans… mais non, …dans la mer.
1816 le premier arrêté pour moraliser la pratique du bain de mer dans l’enceinte de la ville : Le bain aura lieu vêtu et homme et femme séparés, un apartheid sexuel, comme ailleurs et maintenant…
Les autres règlements de plage suivront régulièrement suivant les besoins, jusqu’à aujourd’hui où il n’existe plus de division sui generis…
D’un côté les concessions, par ici les surfs, là-bas avec palmes, au-delà les jet-skis…donc partitions sui generis, alors, on ne se moque plus…
Et recyclage pour les travailleurs de la grève, ils seront garçons de plage.
Ils ont beaucoup rechigné à se recycler…Les sablais mettront longtemps à comprendre que le vent a tourné, que la pêche à l’argent pouvait se faire sans filets …
Moins dangereux, le travail également saisonnier était carrément plus lucratif.
Malgré les réticences et petit à petit les
grains de sable vont être cachés par les
fesses des touristes !
Il faudra les loger ceux-là, d’abord chez l’habitant, dans les pensions de famille, comme c’était nettement insuffisant à tous les points de vue, et devant l’inertie locale, les étrangers vont prendre leurs intérêts en main, tous leurs intérêts, et investir le bord de mer.
Et LE QUAI DU VIEUX REMBLAI de 1824 – l’appellation dit tout de suite la poésie de l’endroit - va se transformer pour devenir en 1918, Quai du Président Wilson puis en 1968 LA PROMENADE DE L’AMIRAL LAFARGUE ( qui venait de mourir en 1967, rentabilité, on écrabouille sa maison rue des Remparts pour faire un immeuble et célébrité, on renomme une portion du Remblai à son nom, compensation… à bon compte ? et les bons comptes, font les bons amis ?)
Maintenant on ne craint plus la mer, le vieux remblai initialisé par la volonté de François 1ier (1515 n'est pas seulement MARIGNAN, c'est aussi l'année de construction du mur de soutènement du remblai,1515, Les Sables d'Olonne, victoire sur l'océan!) permet la maîtrise totale des eaux, la preuve par L’AMIRAL.
Et quel amiral ?
L’amiral Larima
Larima quoi
La rime à rien
L’amiral Larima
L’amiral Rien.
A dit l’autre et il avait bien raison parce que Lafargue, c’est tout comme.
Un peu de poésie que diable en 2024 il faudra virer l’amiral, et envisager une PROMENADE au LARGUE, plus simplement, en gardant la rime...
La première construction face à la mer, c’est LE GRAND HOTEL .
Un « lieu » était réclamé par les « curistes » alors un étranger de Panzoult (37) le construit en 1841- VILLERMAINE (architecte CHENANTAIS de NANTES…)
Villermaine fera de mauvaises affaires et la mauvaise affaire sera transformée en bonne affaire par un sablais en 1846 – LAFEUILLE.
En1957 l’affaire n’en sera plus une non plus alors démolition pour laisser la place à l’immeuble MIRAMAR « LA NOUVELLE BONNE AFFAIRE » et les immeubles en front de mer vont surgir les uns après les autres à partir de cette date…Mira el mar et tous les autres aussi.
Ce sera l’Espace Initiateur : « l’art de regarder la mer… de son balcon », comme son nom l’indique en espagnol.
Ce que les « curistes de 1840 » demandaient était tout simple, après un bain à la lame très apprécié et très couvert dans une eau salée et froide, réputée curative : un lieu de bonne compagnie où se loger, se nourrir, se reposer et se distraire, passé ce moment abominable…
D’où la nécessité des chambres, des salles de restaurant et des salons, rien que du normal, seulement l’Art de Vivre de l’époque exigeait en plus : des salles de billard pour que les messieurs brandissent leurs queues.., des salles de bal pour que les dames brandissent leurs éventails, d’une salle de jeux ou casino pour pimenter les soirées des deux sexes réunis (encore que pendant toute une période les salles de jeux étaient interdites aux femmes…), et c’était comme ça et pas autrement, le plaisir est à terre et pas dans l’eau, et il faut des lieux de promenade variés et des lieux de divertissement nombreux ou bien alors on va ailleurs.
La salle de jeux du Grand Hôtel, c’est la construction
qui figure à gauche du Grand Hôtel après le jardin, sur la carte postale.
Le concept salle
de jeux a évolué en France au fil du temps et des mentalités et des
législations.
- Salle de jeux d’accord et qui a parlé
d’argent ?
- Mais si, on joue de l’argent c’est plus marrant…
- Bon d’accord, on peut jouer de l’argent et
jouer aux cartes ou à autre chose…
- Bon d’accord, c’est plus la peine de jouer
aux cartes…
Et de fil en
aiguille on se réunit en privé, on fonde « un cercle » et on joue, et
roule la roulette.
Et de fil en
aiguille c’est baccarat, la boule, la roulette, 421 …et basta, ça suffit comme
ça !. Ce n’est pas un hôtel
ici ! ( contrairement à Las Vegas
qui n’a pas fait évoluer le produit et qui fournit jeux, gîte et couvert,
dans la même enceinte…) les casinos français ont totalement abandonné
l’hôtellerie.
Depuis la
législation de 1907, c’est fini aussi, on ne peut plus jouer entre gens de
bonne compagnie dans un CERCLE, on ne peut plus faire à sa guise des
associations déclarées en préfecture ( société des bains de mer) moyennant une
jolie cotisation, un bon parrainage - histoire d’être entre soi…pour jouer de
l’argent (au cercle du Casino du Grand Hôtel ) …
Si ça existe
malgré la loi, on y rencontre des gens de mauvais aloi, ça s’appelle un bouge et
c’est rempli de fumée…
Maintenant, grâce à la loi, c’est démocratique ! on perd son argent dans des endroits…où n’importe qui peut faire la même chose gratuitement…Même plus besoin de compagnie lorsqu’il y a les machines à sous…
( Les
machines à sous ?…et bien justement parce que c’était l’époque des sous…)
La première
inventée en 1835 : Liberty Bell
ainsi nommée par son inventeur : Charles Frey qui était mécanicien.
Et les
autres suivront, autorisées puis interdites (en 36 par le front populaire) ré-autorisées
en 1986, et enfin en 1988 où seuls certains casinos obtiendront l’agrément
d’exploitation…et en 2002 avec les euros ça sera des machines à sous quand
même.
Enfin LE GRAND HOTEL en front de mer avec un casino! Et il deviendra l’HôTEL DU GRAND CASINO..
Pendant une longue période, aucune construction ne vient s’ajouter à celle-ci.
La vue
sur mer restera prenable.
Les Sablais restent indifférents ou pire, sont hostiles à toute évolution.
La demande de logement estival est forte.
Ce sont les étrangers qui vont investir les lieux au propre et au figuré.
Les indigènes n’en voient pas l’intérêt tout de suite, la pêche est dans une mauvaise passe pourtant, à cause de la passe justement qui n’en est plus une, mais le problème c’est qu’ils détestent « les étrangers » et ils le montrent ouvertement en utilisant un vocabulaire fleuri.
On a du mal à croire ça…
A quoi servirait l’arrêté du 19/07/1824 alors ?
«Considérant qu’il convient de favoriser les étrangers qui viennent prendre les bains de mer dans cette ville en les protégeant contre toute insulte, il devient urgent de faire cesser le scandale… »
Pour être honnête il faut dire que le terme « étranger » qualifiait à cette époque tous les visiteurs dans toutes les cités, (« étranger », plus récemment nommé « doryphore… » ce qui à mon avis n’a rien à voir avec l’invasion des pommes de terre, tout simplement ceux-là doivent porter les rayures Jean Paul Gaultier… dans un sens qui déplait…)
Ce n’était
pas encore le genre Parigot, tête de
veau ! il n’y avait pas de Parigot !
C’était
plutôt le genre Vendéen, tête de
chien !
Il y avait
en 1835, 400 têtes de chien, quelle histoire !.
En 1845,
700, en 1852, 1000 à 1200 … chiens partout!
Eh bien, les instances municipales ont tenté de protéger les chiens !
Les poules et les canards n’en avaient pas besoin, parce que pour eux c’était la belle vie! Les bestioles étaient même légèrement envahissantes, là dans la ville, partout à caqueter et caca aussi (au même moment il y a aussi un arrêté en ce qui les concerne !…)
Des hôtels vont sortir de sable, ils sont nécessaires pour loger les étrangers qui sont de plus en plus nombreux, ils ne sont pas forcément avec vue sur mer.
Exemple l’hôtel moderne eh bien justement quand il était moderne il se trouvait à l’emplacement d’Euro-diff … qui avait pris la suite du magasin des Nouvelles Galeries qui depuis 1906 avait pris la suite de l’hôtel Moderne… qui lui, avait pris la suite de la prison du Minage…chut !!! et qui sera, mégalomanie oblige, LE GRAND HOTEL MODERNE.
L’hôtel du Cheval Blanc – 1840 – dans la rue de la Caisse d’épargne, n’était pas avec vue (maintenant un immeuble d’habitation) et il deviendra LE GRAND HOTEL DU CHEVAL BLANC - le plafond décoré de sa salle de restaurant était apprécié.
L’hôtel de France avait vue sur la place de la Liberté (maintenant VVF EDF après avoir été Clinique.. de France…) et il deviendra LE GRAND HOTEL DE FRANCE puis Le Grand Hôtel de France et des Etrangers..
Bon, on en est à 4 hôtels, pardon 4 Grands Hôtels, ça fait plus ou moins 120 chambres ça.
Voilà pour les plus « prestigieux » ceux qui se vendent en carte postale… que l’on envoie à ses amis en cochant d’une croix la fenêtre de la chambre occupée.
La clientèle est d’abord aristocratique ou grande bourgeoise, elle vient des départements limitrophes et loge aussi chez l’habitant.
Ce n’est
que plus tardivement que se construiront les villas.
Elles vont se construire sur le front de mer à la suite du Grand Hôtel du Casino en progressant vers l’Est, sur le modèle architectural de l’air du temps.. La progression est continue jusqu’en 1905 jusqu’à atteindre la lisière du bois de la Rudelière.
Et pas forcement sans scandale, un hôtel à l'emplacement
de la prison passe encore, mais des villas dans le cimetière de la côte (ainsi
rentabilisé par le clergé…?) cela n'a pas été du tout apprécié ! En 1980
lorsque le calvaire a été diaboliquement rapetissé pour y loger par en dessous
galeries marchandes et frivolités, aucun vent de révolte n'a soufflé, les mentalités changent vite en un siècle…
Villas ou
chalets ? On verra ça plus tard. Mais déjà, l’espace entre la ville
existante et le remblai est relativement limité cela va induire une urbanisation
particulière à savoir que les chalets
et les villas seront à façade étroite et à murs mitoyens, jardins et
deuxième entrée cochère à l’arrière donnant sur une rue parallèle au remblai
(c'est la rue de servitude),
c’est une caractéristique des Sables d’Olonne.
Contrairement à d’autres
lieux plus prestigieux, il n’y aura pas de volonté d’urbanisme pour décider des
implantations et des harmonisations architecturales et ça c’est la carence
majeure.
L’espace est restreint en front de mer, pas question d’y créer les parcs, les promenades de bord de mer enchanteresses, les jardins fleuris, les vastes places avec perspectives, fontaines et kiosques tout ce qui fait le chic d’une station et son atmosphère inimitable, ATMOSPHERE ? ATMOSPHERE ? Les Sables n’aura pas une gueule d’atmosphère.
Dommage, eh bien alors il fallait miser sur les constructions.
Même pas, le front de mer va se construire peu à peu, en disparate et les dunes mal aplanies vont disparaître, et voilà, sans regrets ni beaucoup d’inventions.
Donc en 1850, deux paysages urbains :
1 la ville historique, en retrait du front de mer, avec ses maisons traditionnelles petites et basses, pierres et tuiles, imbriquées le long des rues tortueuses, et quelques maisons à étage, des poules, des canards et des cochons (oui des cochons aussi, en fait ces bestioles avaient une fonction : éboueurs !)
2 la ville nouvelle, macédoine de clochetons, de tourelles, de terrasses, de toits pointus, nouvelle phase du développement qui s’amorce en front de mer (maintenant que les mentalités doucement changent et que la vue sur mer est un avantage au lieu d’être un inconvénient.)
ou c’est tendance La Suisse vers le néo-rustique jusqu’aux colombages et ça s’appelle style normand, ou c’est tendance hispano-mauresque, enduit blanc, toit en terrasse, patio .… ou c’est tendance néo-gothique… granit, clochetons, toit en ardoise.
Lithographie vers 1880, il est intéressant de
reconnaître la dernière villa de droite, car elle existe toujours, à l'angle de
la rue du Puits Landais.
En résumé, les maisons bizarres n’auront rien d’exceptionnel (sauf quelques unes) et les chalets auront la cote (sans accent circonflexe) car ils représentent l’équilibre parfait entre les goûts du jour, les besoins du jour.. et des villas très peu car le terme sous-entend un parc, bon disons un grand jardin avec des arbres…
L’architecture de villégiature est bien spécifique, elle doit dépayser, être emblématique de la position sociale, et permettre de profiter de ce pourquoi elle existe là : la mer au soleil.
Mira el mar cuando calienta el sol, ole ! cela n’a pas changé, voilà ce que cela donne en 2002 :
La plage qui est en phase d’amaigrissement marqué est bordée d’une barre d’immeubles pas trop chics et bien trop hauts (11 à 12 étages par endroit) et surtout pas très riches architecturalement, car riche ne nous trompons pas il faut l’être pour habiter là. Le prix du m2 est sélectif, heureux par-ci… et envieux par-là…et ne mélangeons pas la vue sur mer de ceux d’en haut et la vue ailleurs de ceux d’en bas.
Les
heureux :
J’ai compté 108 immeubles jusqu’à Tanchet qui possèdent en tout, 2770…fenêtres sur mer, qui font…2770 couples heureux, plus les enfants et les invités.
Les
envieux :
25000 - plus les invités…avec leurs fenêtres, ailleurs..;
Les super-heureux, ceux qui habitent les 85 Villas de bord de mer, bien moins nombreux même avec les enfants et les invités….
Le premier immeuble érigé : MIRAMAR sur l’emplacement du premier hôtel-casino a 126 baies a lui seul, il ne fait que 7 étages avec 18 baies par étage.
Miramar, miramar, miramar et justement, maintenant, il y en a marre…de cette succession hétéroclite de mirabarres à balcon qui ravagent le rivage. Et résultat total du compte : 3327 fenêtres ou baies vitrées avec vue sur mer, sans se tortiller pour la voir.
1ière remarque : on voit tout de suite que si vitrier c’est un bon métier, le laveur de carreaux fait des affaires aussi.
2ième remarque : ces fenêtres appartiennent à 203 surfaces construites différenciées, catégorisées comme suit :
maisons 85
immeubles 108
divers 10 (palais de justice, casino, hôtels.)
Surprise ! il y a 85 maisons…( j’ai compté maison, les hôtels d’époque seulement débités en appartements, combles investis, voir sur-élevés, le tout à 4 ou 5 étages.)
Les immeubles,108, sont pour le plus grand nombre à façade étroite. (Le plus étroit, Le Jean Bart : 8 étages, une seule baie par étage…)
On comprend tout de suite pourquoi : chacun a succédé à une maison.
Ils ont été construits au coup par coup, au fil des successions et des recherches de rentabilité.
Si cette juxtaposition hétéroclite fiche pourtant « un coup de barre », c’est que, bien qu’hétéroclites, ces immeubles ont la particularité d’être « tous blancs, tous moches… »Voilà l’unité !
Vu le prix d’un appartement ça fait drôle de les catégoriser au niveau esthétique « barre achélémisée… » et pourtant…il ne faut pas se cacher la vérité, elle est là l’uniformité, dans la pauvreté architecturale volée aux HLM.
Revenons aux fenêtres et aux baies…comptées en 2002
Maisons de 1850 à 1905 = 85 = 557 fenêtres.
Immeubles de 1950 à 2002 = 108 = 2770 fenêtres ou baies.
C’est transparent…
Le drame est là, dans les surfaces vitrées, c’est l’accumulation qui donne un sens à l’histoire de l’architecture du bord de mer.
Les surfaces au sol corroborent les faits : les parcelles sont petites, les maisons avaient une façade sur mer, murs latéraux mitoyens, jardins sur l’arrière avec deuxième sortie sur rue parallèle au remblai. Alors à transformer en immeuble, c’est du nanan : living avec vue, cuisine américaine et chambre sur l’arrière et on empile et voilà ce que cela donne :
1850 – 1905 = 203 propriétaires
1950 – 2002 = 85 + 2770 propriétaires ou un peu moins (très rares les appartements avec « plusieurs vues »)
Voilà comment dans une ville pour des raisons de rentabilité immédiate on densifie au maximum des appartements de petite taille en multipliant les ouvertures. Et pas les ouvertures de parking, c’est le grand scandale des années 50-90. Les immeubles ont été construits au moindre coût, sans sous-sol, donc ni cave ni parking et actuellement le stationnement des voitures est un vrai fléau.
Il en a été de même lors de la
reconstruction des maisons en ville où un garage n’était pas exigé...moyennant
une petite redevance on pouvait s’en dispenser. Le temps des indulgences n’est
pas terminé, en 2003, quand il y a reconstruction d’une maison, si elle s’effectue sur les anciennes
fondations, on considère qu’il s’agit d’une réhabilitation (radicale ?) et
le garage n’est pas exigé : dura lex sed lex !
Y a pas photos ! Mais il y a photos quand même !
Là on prend conscience que les immeubles affectent (c’est bien affectent que je veux dire)
1 la zone Miramar - rue de la Plage,
2 densité moindre rue de la Plage - Présidents,
3 et de nouveau forte densité Présidents – Rudelière (dans cette section les immeubles sont aussi moches mais plus colorés !)
On connaît la raison qui a provoqué cette destruction : rentabilité immédiate concentrée au plus près de la mer, phénomène ayant pris une irrésistible ampleur en 1950, partout, mais plus ou moins.
REFLEXION :
Les dés étaient pipés au départ. L’espace manquait pour appliquer la recette architecturale attractive de l’époque, celle qui attirait la clientèle huppée, ses capitaux et corrélés, des styles architecturaux novateurs, pour une villa dans un jardin !
Tous les investisseurs rêvaient de cette formule (même dans les classes moyennes) - exemples connus : les réalisations d’ENGHIEN ( 1821) de MAISONS LAFFITE, et du VESINET, il y avait l’espace, il y avait la formule, elles n’ont pris, ni une ride ni une moins-value…
Quand il n’y a pas la place ou que les arbres ont du mal à pousser, il faut se rattraper sur l’intérêt de l’architecture et aller voir ailleurs comment les autres s’en sortent, surtout les anglais, précurseurs en tout, ils avaient déjà inventé la villégiature de bord de mer, et comment…
Les anglais réputés pour le soin qu’ils apportent à l’esthétique des maisons à cette époque sont souvent cités en référence dans les opérations parisiennes (ENGHIEN… and so on…) et la recette anglaise rigoureusement appliquée (jusque dans l’ensoleillement ?) fait le charme de toutes les stations de la côte fleurie : Trouville, Cabourg…
Au départ, un
PLAN D’URBANISME, on y définit les lieux de sociabilité indispensables à
« l’art de vivre » de la clientèle visée : le Grand Hôtel et le
Casino, (ce sont eux qui vont attirer la clientèle UP) et après on crée les
lieux de promenades de la dite clientèle ,
squares, vastes jardins publics, digues (plus il y en a, mieux c’est…)
larges rues plantées avec des perspectives, on délimite aussi des espaces
conséquents pour chaque maison individuelle de sorte que chaque propriétaire
ait un jardin privé
Et le tout a un charme extraordinaire, la preuve par BRIGHTON - Angleterre.
Et pourtant il y a des difficultés :
- - il y fait beau plusieurs fois par jour les bons jours,
- - les grains de sable sont assez gros, on appelle ça des galets,
La promenade piétonne de bord de mer est complètement fabuleuse, très large, très longue, animée, sur 2 ou 3 niveaux et dans ce cas le niveau intermédiaire est couvert et ouvert sur mer…La recherche esthétique est permanente (elle existe aussi au niveau du pavage,) le tout ponctué de kiosques, de mobiliers urbains délicieux, peints de la couleur de la mer - couleur jade . Cette promenade est toujours la scène de manifestations prestigieuses ou tout simplement c’est un vrai plaisir de la parcourir.
On y trouve un ascenseur de 1860, qui relie le niveau 2 au niveau de la mer, deux jetées légères sur pilotis en fer, de la même époque qui supportent de graciles constructions en fer et verre, salles de jeux, salles de bal…,
des squares bordés d’immeubles de 3 ou 4 étages d’un style un peu meringue…et justement, la meringue est coupée en tranches, chaque propriétaire en a une, étagée sur 3 ou 4 niveaux, avec son entrée particulière, son balcon et son jardin privé à l’arrière.
C’est le style regency, les constructions sont toutes blanches, toutes d’une impressionnante symétrie, toutes avec des colonnes ou des balcons en fer noir ou les deux, and so spectacular my dear, dans les perspectives !
Et les anglais
ont bâti ces édifices grandioses entre 1818 et 1828…Ils avaient déjà une bonne
maîtrise des joies du bord de mer et cela à une journée de cheval de
LONDRES, mais comme ils vont aussi se dépêcher
d’inventer le chemin de fer (on leur doit ça
aussi, voilà pourquoi nos trains
français roulent à gauche, on aurait copié bêtement alors ?) 1840
Brighton Station, (pour mémoire ici nous
attendrons 1866, pour voir rouler les trains à gauche.)
Bon revenons
à nos moutons, Les Sables d’Olonne Station.
On voit la
ville réagir à la MUTATION qui s’impose à elle, grâce au rappel des
travaux d’édilité entrepris à cette époque, il ne sera jamais question
d’embellissement n’est pas considéré
comme prioritaire) ni même de salubrité ( les ordures continueront de parsemer les rues…). Surtout on prend bien
conscience que c’est
grâce au tourisme que s’effectue l’amélioration des équipements portuaires…qui
semblaient indispensables pour un port…( jetées, bassin à flot,) désenclavement
et amélioration des transports…doivent tout aux parisiens, il fallait que cela
soit dit !)
Naissance de la station
balnéaire
1833 –
Prolongement du remblai jusqu’à la grande jetée.
1844 – Urbanisation
quartier Nord de la gare gagné sur les marais et le long de la route de Nantes
1845 –
Travaux du port bassin à flot, pont de la Chaume à la Cabaude.
1848
– Grand Hôtel avec Casino et trois hôtels près de la mairie.
1858 –
Remblai prolongé jusqu’à la place de Strasbourg.
1866 -
Terminus de la voie ferrée.
Essor de la station
balnéaire
1873 –
Ouverture du bassin à flot – Voie ferrée sur les quais.
1875 –
Eclairage (d’abord au gaz) - service
d’eau (rappel avant cette date, le
tiers au moins de la ville n’a que des puits d’eau salée, et la fontaine du
Puits Landais est la seule fontaine publique).
1876
– Grand Casino.
La ville s’étend vers l’Est et le long du
remblai construction des chalets.
Densification du quartier Guynemer-Castelnau
(chalets, maisons), autour de la Gare (maisons, immeubles).
Densification du centre (immeubles baroques).
Palais de justice. Poissonnerie. Sous-Préfecture.
Le quartier de La Rudelière est projeté
avec grandeur pour attirer une population chic
Création des cours DUPONT et BLOSSAC ( les
maisons sont encore orientées vers la ville.)
1877 –
Barrage du Tanchet.
1879 –
Démolition du mur d’octroi (qui suivait le tracé du Bd de Castelnau actuel).
Quadrillage géométrique entre Guynemer et Castelnau .
1880
– Grande jetée de La Chaume – Phare
.35
hôtels soit 1000 chambres environ.
1888 – Tour d’Arundel.
1902 – Egouts.
1913 –
Acquisitions de la Rudelière.
1922 –
Acquisitions de la Fouinière, Argos, Moulins, Nord du Fief des coûts.
1933 – Rénovation des égouts.
1948 – Densification des nouveaux quartiers de Saint-Pierre, Arago,
Bel-Air, de tout le quartier entre la gare, la rue Buffon et la route
d’Olonne ; à l’Ouest, de La Chaume principalement le long des rues de
Montauban, construction de villas suite.
Station
balnéaire et tourisme de masse
1952 – Grands collectifs : d’abord Miramar, puis
Président, puis Atlantic 1, Emeraude, Arundel (début d’une litanie..).
1955 – Reconstruction de la jetée, élargissement des rues et du
remblai, aménagement de la place du Palais de justice et du quai-parking
Franqueville.
1960 – Comblement de l’arrière-port et amélioration du port. H.L.M.
Aubépine, Moulins.
1968 – Charcot. Lotissements de La Pironnière et à La Chaume :
Dombret, Grands Guérets, Fief Monsieur.
1976 – Rocade de Port Olona.
1977 – Station d’épuration.
1979 – Ouverture de Port Olona et début des constructions du
quartier.
Alors,
Les Sables d’Olonne, s’inscrit dans la trilogie sacrée de la modernité des
villes de bord de mer de standing : port de plaisance , thalasso, golfs.
Oui, oui en 2003 nous avons
tout ça. Et même si les plaisirs de la navigation de plaisance ne sont vécus
pleinement que dans l’imaginaire (ça se voit au nombre de bateaux qui ne
quittent le ponton que 8 jours par an) même si le centre de thalasso est
horriblement déficitaire, même si les golfs( déjà qualifiés en 1912 par un
ministre britannique, d’espaces pomponnés pour les promenades des riches
goujats… )n’entretiennent que les jardiniers,
nous avons les 3 produits dans la vitrine !
Et encore mieux, nous avons sur le Remblai des Palmiers ( en
containeurs, pour un hivernage au moindre coût dans des Serres municipales
construites exprès pour la collection…)
Palmier quel choix botanique judicieux ! disposé régulièrement
le long du rivage bétonné, il évoque
d’abord la mer de sable, puis, par un glissement poétique, la mer tout
court, puis l’eau et enfin les fontaines et les jets d’eau, tout simplement par
sa présence et par le jaillissement naturel de ses palmes…(c’était l’arbre préféré de R BARTHES à cause de cette
disposition).
Palmier, exotisme, poésie et fantasmagorie réunis.
Et cela va sans dire mais encore mieux en le disant, chaque phase d’urbanisation a laissé ses traces, pelleteuse ou pas.
On prend conscience de l’évolution de deux manières, d’abord par le tracé des rues ensuite grâce aux architectures elles-même.
Le tracé
des rues et aménagement des quartiers :
1 De la petite jetée jusqu’à la rue Guynemer, le tracé est archaïsant, rues étroites, pentues à profil rasant, parallèles, orthogonales, trottoirs inexistants ou symboliques.
Pourtant la section Travot - Guynemer est nouvelle, mais ici comme ailleurs, les habitudes et les mentalités changeant lentement, ce sont celles du passé qui ont prévalu dans l’ordonnancement de cette section.
NB : il existe tout un réseau de rues minuscules, portant des noms ridicules (en dérision ?) la plus étroite d’entre-elles se targuant d’être la plus étroite du monde… Elles sont perpendiculaires au remblai et on en rencontre jusqu’à la rue Guynemer.
2 De la rue Guynemer à la Rudelière, le tracé est différent, rues larges, à profil travaillé, avec trottoirs et boulevards rayonnants ( une restriction pour le quartier Saint-Pierre, « mixte » car il hébergeait en plus de l’église, la prison (la nouvelle nouvelle, chut ! à l’emplacement de l’immeuble …VICTORIA, en cours d’achèvement), le lavoir (rue Achille Duclos), le dépôt de tramway (rue Félix Faure), le château d’eau ( Bd Pasteur après l’ancien hôpital), ces constructions dévalorisantes ont desservi le caractère chic du quartier, éloigné la clientèle « aristocratique », donc les parcelles y sont petites et les rues plus étroites.)
Les
architectures :
1 L’habitat traditionnel n’a rien d’exceptionnel, volumes bas et allongés utilisant des matériaux locaux et des techniques simples, avec constructions annexes implantées en arrière et desservies par des impasses, alors que les façades principales s’alignent sur la rue. Rez-de-chaussée avec toit en tige de bottes, corniches très modestes, linteaux alignés, soubassements peints, encadrements d’ouvertures en briques ou en bandeaux peints, portes à impostes et volets peints, même avec un étage, le vocabulaire décoratif reste aussi simple.
Les maisons bourgeoises anciennes sont mêlées aux constructions plus modestes, rez-de -chaussée surélevé et un étage, à l’alignement de la rue ou en retrait derrière un mur ou une grille, avec des toits de tuiles ou d’ardoises et ou lucarnes et cheminées ont beaucoup d’importance, porches et écuries sur l’arrière. Elles sont de style classique en général.
2
L’habitat nouveau 1850-1950
Distinction d’abord entre l’habitat sédentaire du sablais et l’habitat saisonnier de l’estivant (à part les volets fermés en hiver pour ce dernier ), ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour les maisons relativement modestes, même si celles des estivants sont plus exubérantes… indice afin de reconnaître l’habitat sédentaire : l’obligation de loger de plus en plus de monde l’été va faire émerger une maison à sous-sol surélevé, occupé par le propriétaire alors qu’il loue la partie haute.
Les chalets sont construits d’abord en bord de mer, sur la partie non occupée entre la ville commerçante et la plage. Ensuite ils occuperont plus à l’Est les dunes. Ils forment un tissu urbain serré, ils constituent un front continu sur le remblai et les rues adjacentes, ce qui est une caractéristique sablaise j'insiste.
L’urbanisation nouvelle inclut parfois des noyaux construits plus anciens, mais chacun y retrouve les siens.
Les
constructions des architectes Charles Charrier ( 1853-1925)
Magali-Colombine Le Gué Faust
Palazzo Clementina Ker Emile Ma Folie
et Maurice Durand (1884-1976), sont les plus notables.
Mirasol avec colonnes de marbre suspendues,
Neptune noyé dans la pierre et frontons en coquillage. Werther, devenu Rose Marie, restauration
2003.
SANS SOUCIS –1880-
devenu -en 1984- ne demeure que la galerie style
néo-florentin.
(1000m2, jardin + dépendance)
Les immeubles que l’on rencontre à l’entrée de la ville sont dans l’air du temps fin du siècle (rez-de-chaussée un peu surélevé, deux étages, le dernier mansardé ou non, toit d’ardoises à deux ou quatre pentes peu prononcées, classiques ils font « urbains » tout simplement, les immeubles plus proches de la mer, par contre dénotent par leur originalité, leur décor plus luxuriant ou plus baroque, ils marquent le caractère « balnéaire » de leur usage, ils sont le pendant en collectif des villas du remblai.
3 L’habitat de « masse » au propre et au figuré, 1950- aujourd’hui :
- Les Mirabarres sur le remblai, style HLM caricature,
- les ré-habilitations en appartements des anciens hôtels ré-haussés du remblai (Le Grand Hôtel de la Plage, Le Splendide Hôtel, l’Hôtel du Remblai et de l’Océan), style composite, souvent Belle Epoque Ravagée,
- les nombreuses reconstructions en ville d’immeubles 3 étages avec cour-parking, à l’emplacement d’une maison jugée vieillotte avec jardin, style Néo-banal,
- les HLM (ce qui en réalité ici, signifie Habitation Loin de la Mer)…style Minimum syndical,
- et les lotissements ( petites maisons avec petits jardins) aussi en périphérie, style Uniforme,
- terrains de camping, style Mobil-Home dans le style de la région, c’est à dire, Louisiane, Texas, Missouri.
La rue Guynemer en particulier:
NB : autrefois rue du Thabor
(1640) on pourrait dire aussi rue GUIGNE-MER, car elle est perpendiculaire au
remblai et du pas de porte de chaque maison, on en aperçoit une petite portion.
Cette rue est vraiment surprenante à cause du déséquilibre qui existe dans l’implantation des maisons surtout après le carrefour avec la rue de l’Amidonnerie.
Du côté – impair – des maisons hautes, avec des effets architecturaux, d’orgueilleux toits pentus doublement coûteux car en ardoises et nécessitant une charpente complexe, des cheminées superbes, des balcons ouvragés, des façades sculptées, de belles ouvertures,
du côté – pair – des maisons basses beaucoup plus ordinaires sans recherches particulières, des toits à faible pente en tuiles de fabrication locale, des façades et des ouvertures d’une totale simplicité et des maisons récentes, parallélépipèdes implacables, ou le parti-pris de sobriété néglige jusqu’aux proportions harmonieuses.
Surprenante aussi à cause de la proximité d’un « coron » de vacances, les maisons sont exactement semblables des 2 côtés de la rue du Commandant Maché.
Avant le carrefour avec la rue de l’Amidonnerie, pas de différence de caractère entre les côtés pairs et impairs :
Impair : pour mémoire :
Feue la première maison, une maison de rapport, victime des promoteurs, l’immeuble qui lui a succédé s’appelle aussi « Les Charmettes » ce qui est une appellation totalement usurpée…La preuve : avant et après
Pair :
Une maison de l’architecte CHARRIER à la façade très ouvragée, très beau travail de sculpture du balcon en pierre, rez-de-chaussée légèrement surélevé, deux étages, vendue en co-propriété abrite trois appartements.
Les autres maisons de cette portion hormis celle du carrefour (côté impair) sont moins notables.
Après le carrefour avec la rue de l’Amidonnerie :
de belles maisons, façade en pierre, portes et entourage des fenêtres sculptés, balcon fer forgé ouvragé, toit en ardoise avec sur brisis une pose des ardoises « en écaille de poisson, » souche de cheminée décorée par un travail de brique, arrière de servitude rue du Puits Landais.
quelques autres sont plus simplement charmantes : mascarons, décorations, trompe-l’œil ………
Pair : est bien plus ordinaire, il n’y a rien à faire, les maisons sont basses en tuile et d’une extrême sobriété, ou bien avec étages et ce sont de rigoureux cubes tristement emboîtés :
Guy à la mer :
- faites vos jeux,
- rien ne va plus,
- impair gagne.
Et le hasard seul ne peut l’expliquer.
Deux touristes passent qui ne se doutent de rien et encore moins que j'habite en bas de la rue, une rue à droite. C'est là:
Architecte Jean-Claude Pondevie
Les Sables d'Olonne, mai 2003
Françoise Lebraud - Le Glas